UFAR : Orienter, accompagner, réussir

Complément spécial UFAR
04.12.2023

Deux fois par an, l'UFAR ouvre ses portes aux futurs étudiants pour les guider sur les pas de leur avenir. La session d'automne avait lieu la semaine dernière.

Par Olivier Merlet

 

S'orienter et décider d'un premier chemin vers l'avenir n'est jamais chose facile lorsque l'on a 15, 16 , 17 ou 18 ans. Le 25 novembre, ils étaient de nouveau très nombreux -100 inscrits de plus que l'an dernier - à se retrouver à l'Université française en Arménie qui leur avait ouvert ses portes pour une journée d'information.

Droit, gestion, marketing, finances ou encore informatique et mathématiques appliquées, filière par filière selon leur centre d'intérêt respectif, les candidats aux meilleures études supérieures se sont succédés pour écouter les responsables de chaque formation leur présenter cursus et programmes ainsi que tous les bénéfices d'un enseignement international francophone reconnu. Stéphane Marion et Alain Crouzil, représentants respectifs des universités Lyon III-Jean Moulin et Toulouse III Sabatier , jumelles et partenaires de l'UFAR avaient d'ailleurs effectué le déplacement de France pour l'occasion. Enfin, et peut-être surtout, les jeunes lycéens ont pu échanger avec leurs ainés, les étudiants de licence, et se faire ainsi une idée plus pertinente des parcours proposés, vus par leurs premiers intéressés.

Interrogée sur la raison de la date retenue pour ces "portes ouvertes", deux mois seulement après le début de l'année scolaire, Salwa Nacouzi, rectrice de l'UFAR précise qu'un deuxième rendez-vous aura lieu au mois de février. Dès le mois de mars, les futurs étudiants devront fixer leur choix. « Certains lycéens commencent à réfléchir à leur orientation dès la classe de onzième [NDLR : seconde en France] et pour ceux dont c'est la dernière année, ce temps de réflexion, la recherche d'informations précises sur les approches pédagogiques des différents établissements, est encore plus important. En ce qui concerne l'UFAR, ils doivent savoir à quoi s'attendre, et notamment les qualités que requiert une double diplomation, exigeante et difficile ».

L'orientation scolaire ou universitaire en Arménie ne bénéficie pas encore de système très élaboré de conseil et d'accompagnement dans le parcours de formation de ses jeunes. L'UFAR, en ce sens, tente de poursuivre une certaine "mission" pédagogique, tout au moins en ce qui concerne ses spécialités, en appliquant ce qu'elle appelle "le principe -3+3" : trois années avant le bac, trois années après. Des "visites d'écoles" sont ainsi organisées au cours desquelles encadrants et enseignants de l'Université française présentent leur établissement, en plus des traditionnelles "portes ouvertes". Ouvertes sur inscription toutefois, insiste Salwa Nacouzi : «nous préférons recevoir des étudiants convaincus, sûrs de leur choix, celui qui leur correspond vraiment et qui sera le premier gage de leur réussite future ».

L'UFAR, de son côté, en offre les meilleures garanties. Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 95 % de ses diplômés 2022  ont été employé au sortir de leurs études (4% d'entre eux servent sous les drapeaux). L'accompagnement, encore, individuel et sans obligation financière, en est certainement l'une des clefs. C'est ce que permet le "Plan Réussite en Licence", développé en France  par le ministère de l'éducation nationale depuis une quinzaine d'années pour éviter le "décrochage" fréquent en première année, et par suite, l'arrêt des études. L'UFAR l'applique aux besoins des jeunes Arméniens pour permettre une transition sans heurt de l'école à l'université.

En première année, un enseignant-chercheur - un tuteur - est chargé, une fois par mois, voire plus à la demande de l'étudiant, de faire le point sur sa progression, les difficultés qu'il rencontre, et le cas échéant, lui proposer un soutien sous forme de cours supplémentaires par exemple, dans la ou les matières où il éprouve des faiblesses. Double avantage du dispositif : favoriser la remontée d'information sur le déroulé des cours et de la vie estudiantine vers le corps enseignant qui décidera des aménagements adéquats.

Anna, dix-sept ans, lycéenne en dernière année se destine à des études économiques. Elle veut devenir "analyste marketing" dans le secteur de l'informatique. Elle ne s'est pas trompée d'adresse. Elle sait que le parcours sera plein de défis, dont celui d'apprendre le français qu'elle parle un petit peu, mais dans une ambiance très stimulante et ouverte sur l'entreprise, à l'international qui plus est. Un ami à elle, étudiant en deuxième année de gestion lui en a déjà parlé et c'est là sa motivation : apprendre, travailler, et découvrir le monde. «Et le français est une si belle langue», sourit-elle.