A l’UFAR, la Francophonie se vit la nuit

Complément spécial UFAR
01.04.2026

Pour la cinquième édition de sa Nuit de la Francophonie, l’Université française en Arménie réunissait, le 27 mars au soir, ses étudiants, ses professeurs et ses partenaires autour d’un retour musical, artistique et gastronomique dans les « années ‘80 ». De son début à sa fin, les étudiants de l’UFAR ont fait briller leurs talents et leur énergie dans la nuit francophone.

 

Par Marius Heinisch   

La Francophonie se fête, aussi

Le soleil printanier s’installe petit à petit à Erevan, mais à l’UFAR, la nuit de la Francophonie est déjà tombée. Le 27 mars dernier, dès la fin de l’après-midi, les couloirs de l’université, ordinairement calmes à l’orée du weekend, bruissent. Aux derniers organisateurs succèdent déjà les premiers invités. Le décor est en place : boules à facettes, paillettes et confettis pour donner à l’ensemble un air des 80’s, le thème retenu pour l’édition 2026.

Les portes encore closes du grand amphithéâtre laissent apercevoir par leur hublot les membres du groupe étudiant La Banda, penchés sur leurs instruments dans un dernier effort de répétition. Dans les deux salles du demi-sous-sol, silence tendu. Les participants aux concours de pâtisserie et de peinture apposent à leurs créations les ultimes touches – ici un trait de pinceau, là une couche supplémentaire de caramel au beurre salé. Bientôt, le jury composé notamment d’ambassadeurs et de représentants de l’entreprise Carrefour viendra en prendre connaissance pour désigner un vainqueur.

Aux alentours de 19 heures, tous – étudiants, professeurs, invités – sont comme aspirés par le grand amphithéâtre, où la foule déborde déjà. Le présentateur du soir, l’étudiant Narek Nahapetyan en chemise-bretelles, avec Erica Ohanian, sonne le début des réjouissances en convoquant l’invitée surprise : la chanteuse arménienne Srbuk, connue dans le monde pour sa participation à l’édition 2019 de l’Eurovision. Son entrée en scène embrase un public serré dans les rangs de l’amphithéâtre, ordinairement dévolu à de sérieuses conférences, mais transformé pour la nuit en piste de danse.

Comme un passage de flambeau, lui succèdent sur scène les huit étudiants et étudiantes en lice pour le concours de chant. Chacun d’entre eux interprète, devant le public et le jury, un morceau de son choix, au meilleur de son organe. L’une reprenant Goldman, l’autre les Rita Mitsouko, aucun ne déroge à l’étiquette « années ‘80 » qui court de costumes en décors.

 

L’UFAR autrement

Si l’événement met à l’honneur la Francophonie dans sa diversité, il sert aussi de vitrine pour les talents multiples et insoupçonnés des étudiants de l’UFAR. En témoigne la difficulté, pour le jury de diplomates francophones, de faire émerger un grand gagnant de prestations toutes convaincantes. Le temps des longues minutes de leur délibération, le souffle des années ’80 ne retombe pas, il redouble : l’énergique Karapet Hovhannisyan, lauréat du concours de chant l’année passée, s’offre un triomphal retour sur scène pour animer plusieurs pistes de karaoké.

Quelques chansons d’Aznavour et de Stromae plus tard, reviennent les jurés pour distribuer les palmes. A chaque catégorie son vainqueur : Elina Manukyan pour sa reprise des Rita Mitsouko ; Sona Hakobian pour son tableau ; le duo formé par Gabrielle Delorme et Hector Li pour leur tarte tatin. Après les avoir réunis sur scène pour une photo, le groupe Carrefour leur remet à chacun un conséquent bon d’achat de 50 000 AMD, et la rectrice de l’UFAR, Mme Nacouzi, leur adresse ses plus chaleureuses félicitations.

 


Anaida Gasparian, Responsable Plan Réussite en Licence, et Salwa Nacouzi, rectrice de l'UFAR

Alors qu’une dernière ovation du public honore les grands vainqueurs, le groupe La Banda se reforme sur scène, le temps de clôturer en musique une soirée qui a fait la preuve que les UFARiens sont aussi, et peut-être surtout, de vivants jeunes gens.