
À l’occasion du 20 mars, Journée internationale de la Francophonie, l’Arménie célèbre bien plus qu’une langue. Dans ce pays du Caucase, le français est devenu au fil des années un outil d’ouverture, un levier diplomatique et un marqueur culturel fort.
Par Zara Nazarian, fondatrice et directrice de la publication
Une appartenance pleinement assumée
Membre de plein droit de l’Organisation internationale de la Francophonie depuis 2012, l’Arménie a fait le choix stratégique de s’inscrire dans cet espace multilatéral fondé sur le dialogue des cultures et la coopération. Une adhésion qui dépasse le symbole : elle traduit une volonté d’ancrage dans un réseau international dynamique, où la langue française sert de trait d’union.
Dans les écoles et les universités, le français conserve une place privilégiée. Hérité d’une tradition ancienne, son enseignement continue d’attirer de nombreux élèves, séduits par les perspectives académiques et professionnelles qu’offre la maîtrise de cette langue.
Erevan, vitrine francophone
En 2018, Erevan s’est imposée sur la scène internationale en accueillant le sommet de la Francophonie. Pendant plusieurs jours, la capitale arménienne s’est transformée en centre névralgique de la diplomatie francophone, réunissant chefs d’État et représentants venus des quatre coins du monde. Pendant plusieurs jours, la capitale arménienne s’est transformée en centre névralgique de la diplomatie francophone, réunissant chefs d’État et représentants venus des quatre coins du monde.
Au-delà de l’événement politique, ce sommet a permis de mettre en lumière la richesse culturelle du pays et de consolider ses liens avec ses partenaires francophones, notamment dans les domaines de l’éducation, de l’innovation et de la culture.
Cap sur 2027
Prochaine étape de cet engagement : l’accueil des Jeux de la Francophonie en 2027. Prévus à Erevan du 23 juillet au 1er août, ces Jeux réuniront des milliers de jeunes autour de compétitions sportives et d’épreuves culturelles.
À travers cet événement, l’Arménie entend confirmer son rôle actif au sein de la Francophonie. Plus qu’un rendez-vous sportif, les Jeux constituent une vitrine pour la jeunesse, les talents et les infrastructures du pays, tout en incarnant les valeurs de diversité et de solidarité portées par l’espace francophone.
Une voix francophone qui s’inscrit dans la durée
Dans un paysage médiatique largement dominé par l’arménien, le russe ou l'anglais, Le Courrier d'Erevan fait figure d’exception. Lancé en 2012 dans le sillage de l’adhésion à l’Organisation internationale de la Francophonie, le média s’est imposé comme une référence de l’information en français dans le pays.
Près de quinze ans plus tard, il continue de faire vivre la langue française au cœur du Caucase, en proposant des reportages, analyses et décryptages de l’actualité arménienne, en faisant entendre la voix d'un média indépendant, un véritable privilège dans le paysage médiatique contemporain. Un travail de fond qui contribue, au quotidien, à maintenir un lien direct entre l’Arménie et le monde francophone.
Une dynamique tournée vers l’avenir
Aujourd’hui, l’Arménie ne se contente plus d’afficher son appartenance à la Francophonie : elle en est devenue un acteur engagé. Programmes éducatifs, échanges universitaires, initiatives culturelles — les projets se multiplient, avec un accent particulier mis sur la jeunesse.
Dans un contexte international en constante évolution, la Francophonie apparaît comme un espace de dialogue essentiel. Pour l’Arménie, elle représente à la fois une opportunité stratégique et un engagement durable en faveur de la diversité culturelle.
À Erevan comme ailleurs dans le pays, le 20 mars n’est donc pas qu’une date symbolique. C’est le reflet d’une ambition : celle de construire, en français, des ponts entre les cultures et les générations.
Bonne Journée internationale de la Francophonie à tous les amoureux de la langue française !








