Huit archéologues niçois à la découverte de l’Arménie préhistorique

Site préhistorique SHENGAVIT, résidence d'anciennes civilisations 5000 ans (bronze ancien)
Huit archéologues niçois à la découverte de l’Arménie préhistorique
Site préhistorique SHENGAVIT, résidence d'anciennes civilisations 5000 ans (bronze ancien)

Du 20 septembre au 1er octobre, huit archéologues, enseignants et passionnés d’archéologie partiront à la découverte du patrimoine préhistorique et géologique de l’Arménie. Une immersion scientifique conçue pour rapprocher chercheurs français et arméniens et faire découvrir au public français un patrimoine encore largement méconnu.

 

Nice, septembre 2026. — Ils partiront le 20 septembre pour une immersion scientifique au cœur de l’Arménie. Pendant près de deux semaines, huit archéologues niçois parcourront plusieurs sites du Petit Caucase, sur les traces notamment de Jacques de Morgan, archéologue et préhistorien français qui consacra une partie de ses recherches à l’Arménie à la fin du XIXe siècle.

L'expédition entend faire découvrir aux participants un territoire dont les vestiges témoignent de plusieurs millénaires d’occupation humaine, tout en leur permettant d’échanger directement avec les chercheurs et archéologues arméniens.

Cette initiative s'inscrit dans la continuité de la coopération scientifique et culturelle entre la France et l’Arménie, engagée depuis 1997 et élargie en 2026. Depuis près de trois décennies, cette coopération s’est développée autour de missions archéologiques et géologiques, mais également de projets culturels associant des institutions françaises et arméniennes.

Parmi les acteurs français impliqués dans ces domaines figurent notamment l’Institut national du patrimoine (INP), le CNRS, la Bibliothèque nationale de France et le musée du Louvre.

Au cours de leur séjour, les participants s'intéresseront aux principales étapes de l'occupation humaine du territoire arménien, du Paléolithique au Bronze ancien.

Les recherches consacrées aux premières phases de peuplement de la région, notamment au Paléolithique, ainsi qu'à l'apparition des premières communautés agricoles au Néolithique et au Chalcolithique, permettent de mieux comprendre l'évolution des sociétés préhistoriques du Caucase.

Les participants découvriront également les vestiges liés à la culture Kura-Araxe, apparue il y a environ 5 600 ans et dont l'aire d'influence s'étendait notamment sur les territoires actuels de l'Arménie et de la Géorgie.

L'expérience que s'apprêtent à vivre les archéologues sera sans précédent : des rencontres passionnantes avec les archéologues locaux, des observations de fouilles en temps réel, échanges avec un chercheur français de CNRS sur les méthodes de fouilles, et des révélations fascinantes sur les modes de vie de nos ancêtres.

 

Pour enrichir leur immersion scientifique, les archéologues – après avoir visité les sites méconnus du grand public, ainsi que ceux inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO – s'intéresseront aux vestiges géologiques de l'Arménie volcanique. 

 

Des coulés de lave figée ayant formé des édifices basaltiques du Quaternaire, et une ressource intimement liée à la géologie volcanique de l’Arménie – l’obsidienne, dont les affleurements et les ateliers d'outils paléolithiques témoignent de l’exploitation et de la transformation de ces roches volcaniques par les populations préhistoriques.

 

L'organisation Terres du Caucase est à l'origine de cette initiative, structure spécialisée dans la valorisation du patrimoine scientifique naturel et culturel dans le Caucase a obtenu les autorisations institutionnelles pour ouvrir les accès aux fouilles et aux sites fermés au grand public en vue de rendre cette première visite insolite. A l’origine du projet – une conviction : faire voyager la science pour mieux comprendre et mieux partager; et cette première expédition constitue le point de départ d’un projet plus large. A suivre…

 

Contact presse
Asya S-Kirakosyan
+33 6 38016345

terresducaucase@gmail.com

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