La Russie aurait refusé l’entrée sur son territoire à une députée arménienne

Lusine Badalyan, députée du parti au pouvoir en Arménie, Contrat civil, affirme s’être vu refuser l’entrée en Russie alors qu’elle se rendait à Saint-Pétersbourg pour participer aux travaux d’une commission parlementaire de la Communauté des États indépendants (CEI). Cet incident intervient dans un contexte de tensions croissantes entre Erevan et Moscou.

 

Dans une déclaration publiée sur Facebook, Lusine Badalyan a indiqué qu’elle était en route pour Saint-Pétersbourg lorsqu’elle a appris que son entrée sur le territoire russe lui était interdite. Elle devait participer à une réunion d’une commission de la CEI. Selon ses propos, aucune raison ne lui aurait été communiquée.

« C’est une situation étrange et inquiétante lorsqu’un membre d’une délégation parlementaire nationale n’est pas autorisé à se rendre au siège d’une organisation parlementaire internationale pour exercer ses fonctions officielles et participer aux travaux de la commission », a déclaré la députée.

Les circonstances précises de cette interdiction restent à éclaircir, notamment le moment où Lusine Badalyan en a été informée. Le média OC Media a indiqué avoir sollicité la parlementaire pour obtenir des précisions.

 

Un incident inédit dans les relations récentes entre Erevan et Moscou ?

Selon OC Media, il s’agirait du premier cas connu, dans l’histoire récente, de refus d’entrée en Russie visant une responsable politique arménienne. Erevan, de son côté, a déjà interdit l’accès à son territoire à des personnalités russes, notamment au député Konstantin Zatulin en 2022.

Au moment de la publication des informations rapportées, ni les autorités russes ni la CEI n’avaient réagi publiquement aux déclarations de Lusine Badalyan.

Cet incident survient alors que les relations entre l’Arménie et la Russie se sont progressivement dégradées depuis 2020. Les tensions se sont notamment accentuées après les offensives azerbaïdjanaises de 2021 et 2022, auxquelles Moscou n’a pas apporté la réponse sécuritaire attendue par Erevan dans le cadre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC).

L’épisode pourrait ainsi ajouter un nouvel élément de crispation aux relations entre les deux pays. À ce stade, toutefois, les raisons du refus d’entrée allégué n’ont pas été officiellement établies.

Articles associés