L’UFAR célèbre en beauté sa 25ᵉ Nuit de la Francophonie : une soirée de talents, de partage et d’amitié

Complément spécial UFAR
02.04.2025

Le 28 mars 2025, l’Université Française en Arménie (UFAR) s’est transformée en scène culturelle vivante à l’occasion de la 25ᵉ édition de la Nuit de la Francophonie. Fidèle à sa vocation de pont entre les cultures arménienne et francophone, l’événement a réuni des étudiants passionnés, des artistes en herbe et des curieux venus célébrer, dans une ambiance festive, les multiples facettes de la langue française et de la culture francophone. Trois concours ont rythmé cette soirée placée sous le signe de la diversité et de la créativité : un concours de peinture autour du thème « égalité », un concours de pâtisserie française et enfin un concours de chant aux couleurs de la chanson francophone. Le public, venu nombreux, a été conquis par la richesse des propositions artistiques, le raffinement des saveurs, et l’intensité des performances musicales.

 

Par Layla Khamlichi-Riou

Concours de peinture : l’égalité en images

Premier volet de la soirée : le concours de peinture, dont le thème était cette année l’égalité. Une étudiante qui s'appelle Susanna, participante au concours, a expliqué sa démarche : « De mes yeux, l’égalité c’est la nationalité, la classe sociale. J’ai essayé de le peindre, de le représenter. » Pour elle, l’égalité passe d’abord par le respect, un mot-clé dans son discours.

Au-delà de l’aspect artistique, Susanna souligne aussi l’importance de cet événement comme lieu de rencontre : « Pendant qu'on fait de la peinture, on peut se communiquer, partager des choses supplémentaires. C’est un échange personnel et professionnel. » Elle voit dans la francophonie une « relation historique entre les Français et les Arméniens », une relation qu’elle tient à entretenir, confiant aimer la France, sa culture et ses gens « très calmes ».

 

 

 

Pâtisserie française : un plaisir à partager

Dans un autre espace, l’ambiance était gourmande : le concours de pâtisserie a mis à l’honneur les classiques de la gastronomie française. Ani, participante, a choisi de préparer des profiteroles. Elle raconte : « C’était intéressant et un peu dur à préparer, parce que c’était la première fois. »

Pour Ani, la pâtisserie n’est pas qu’un plaisir, c’est aussi un moyen de montrer la culture française : « Il y a beaucoup de pâtisseries intéressantes : les croissants, les éclairs, le Napoléon… C’est important de faire ce concours. » Et elle ajoute : « La francophonie, c’est la période pendant l’année où les gens peuvent montrer leur talent et leur plaisir pour la culture française. »

 

 

 

Un concert qui fait vibrer la salle

La soirée s’est poursuivie par un concours de chant francophone, très attendu du public. Le premier morceau, « Emmenez-moi » de Charles Aznavour, a immédiatement conquis la salle. Il a été interprété par Karapet Hovhannisyan, et sa performance a marqué les esprits.

Baptiste, spectateur, se souvient : « Le premier homme qui a chanté “Emmenez-moi", il a réussi à mettre une ambiance dans toute la salle. C’était super chouette. » Présent à l’événement grâce à un ami, il a trouvé la soirée « super sympa », avec « plusieurs ateliers différents ». Et même s’il a apprécié la nourriture, « c’était quand même la musique qui était le mieux. Les personnes étaient vraiment douées ».

 

 

Un public conquis, entre découverte et amitié

Le public était varié, mêlant étudiants, invités et amateurs de culture francophone. Léa, Française vivant en Arménie, raconte être venue grâce à une amie arménienne. Elle a trouvé la soirée « très sympa », apprécié les chants, et salué l’organisation : « Ce qui m’a le plus marquée ? Pas la bouffe… mais les chants, oui, c’était sympa. »

Elle ajoute : « Le gars de la première chanson avait une voix de fou. On n’aurait pas deviné qu’il était arménien. » Pour elle, l’amitié franco-arménienne est importante, surtout maintenant qu’elle habite en Arménie : « Je pense que ça pourrait se développer un peu plus. Par exemple, que les Arméniens apprennent un peu plus le français ».

 

Francophonie et amitié franco-arménienne : une soirée de liens et de valeurs

Au-delà de l’aspect festif, la 25ᵉ Nuit de la Francophonie a surtout rappelé l’importance de cette célébration comme espace d’expression, de dialogue et de lien. Chacun des trois ateliers – peinture, pâtisserie, chant – a offert aux participants une façon unique de partager leur attachement à la langue et à la culture françaises. Que ce soit à travers une toile engagée, un dessert emblématique ou une chanson touchante, les étudiants ont fait rayonner leur créativité et leur sensibilité.

Pour Ani, cet événement est un moment privilégié pour montrer ce que la culture française inspire aux jeunes Arméniens. De son côté, Susanna voit dans cette soirée l’occasion de renforcer les échanges culturels et humains : peindre, discuter, partager, tisser des liens. Quant à Léa, spectatrice française vivant à Erevan, elle souligne l’importance de multiplier les passerelles entre les deux pays, notamment à travers la langue et les événements comme celui-ci.

Tout au long de la soirée, le public a salué l’ambiance chaleureuse et l’authenticité des performances. Plus qu’un simple spectacle, cette 25ᵉ édition a incarné une francophonie vivante, ouverte et portée par la jeunesse.

Un moment de culture, certes, mais aussi une déclaration d’amitié, de respect mutuel et d’avenir commun. Si cette édition a marqué les esprits, elle laisse surtout entrevoir une belle continuité à construire ensemble.

Entre les pinceaux, les choux à la crème et les refrains de Piaf ou d’Aznavour, la 25ᵉ Nuit de la Francophonie a su réunir des étudiants enthousiastes autour de la langue française. Un événement qui mêle l’art, le goût et la voix pour mieux exprimer une passion partagée pour la culture francophone. Et si cette édition anniversaire a été un succès, elle donne surtout envie de découvrir la prochaine.