L'agenda stratégique de partenariat signé par l'Arménie inquiète l'Azerbaïdjan

L'agenda stratégique de partenariat signé par l'Arménie inquiète l'Azerbaïdjan
L'agenda stratégique de partenariat signé par l'Arménie inquiète l'Azerbaïdjan

Le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères a déclaré que le document signé le 2 décembre à Bruxelles « contredisait l'agenda de paix avec l'Azerbaïdjan ». 

 

Selon Bakou, les dispositions du document sont dirigées contre l'Azerbaïdjan et sont inacceptables. La formulation « Arméniens déplacés de force du Haut-Karabakh » a notamment suscité l'indignation. Selon l'Azerbaïdjan, ces personnes ont quitté le pays de leur plein gré, refusant la réintégration, et les qualifier de réfugiés relève d'une interprétation unilatérale.

Le pays a également exprimé son mécontentement face au soutien apporté par l'UE aux recours de l'Arménie devant les tribunaux internationaux. Selon Bakou, aborder des questions bilatérales avec des tiers « ignore ses propres recours et contredit le projet d'accord de paix discuté à Washington, qui prévoit la levée mutuelle des revendications ».

L'Azerbaïdjan a également condamné « les appels à la libération des personnes condamnées pour crimes de guerre », que le document qualifie de prisonniers.

À Bakou, on s'est dit inquiet que le projet TRIPP ne soit pas mentionné et que l'initiative arménienne « Carrefour de la paix » soit soutenue, ce qui, selon le ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, remet en question le sérieux des intentions de l'Arménie et de l'UE.

Le ministère a également exprimé son mécontentement quant à la présence de la mission d'observation de l'UE en Arménie, qu'il a qualifiée d'« instrument de propagande ». Selon Bakou, l'accent mis dans le document sur les questions de défense et de sécurité conduirait à la militarisation de l'Arménie.

La déclaration souligne que Bakou attend des mesures de la part de l'Arménie et de l'UE pour éliminer les dispositions préjudiciables, et qu'elle continuera à suivre de près l'évolution de la situation, en prenant les mesures appropriées si nécessaire.

Pour rappel: le 2 décembre, à l'issue de la sixième réunion du Conseil de partenariat UE-Arménie, l'Arménie et l'Union européenne ont signé un agenda stratégique de partenariat à Bruxelles. Le document a été signé par le ministre arménien des Affaires étrangères, Ararat Mirzoyan, et par la haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Kaja Kallas.

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