L’Arménie fixe à 2029 son objectif pour la libéralisation des visas avec l’UE
L’Arménie s’est fixé 2029 comme date butoir pour la mise en œuvre du plan d’action visant à parvenir à la libéralisation du régime des visas avec l’Union européenne. La ministre arménienne de l’Intérieur, Arpine Sargsyan, l’a annoncé lors d’une rencontre avec les membres de la délégation du groupe de travail du Conseil de l’UE chargé de l’Europe de l’Est et de l’Asie centrale.
La réunion s’est tenue en présence de l’ambassadeur de l’Union européenne en Arménie, Vasilis Maragos, des ambassadeurs des États membres de l’UE, ainsi que de représentants du ministère arménien de l’Intérieur et du corps diplomatique.
Arpine Sargsyan a remercié les membres de la délégation pour leurs efforts visant à approfondir la coopération entre l’Arménie et l’Union européenne. Selon elle, le dialogue étroit et constructif établi entre les deux parties, ainsi que la mise en œuvre d’un agenda commun, permettent déjà d’obtenir des résultats tangibles.
Vasilis Maragos a, pour sa part, salué le rôle de la ministre de l’Intérieur dans le processus de libéralisation des visas et les réformes engagées au sein du ministère et de la police.
Négociatrice en chef de la partie arménienne dans ce processus, Arpine Sargsyan a souligné que la libéralisation du régime des visas constituait une priorité pour le gouvernement arménien. Elle a réaffirmé la détermination d’Erevan à mettre pleinement en œuvre le plan d’action convenu avec l’Union européenne.
« La partie arménienne a fixé l’année 2029 comme date butoir », a déclaré la ministre, précisant le calendrier retenu pour la mise en œuvre du plan d’action.
Selon Arpine Sargsyan, la réalisation des mesures prévues doit notamment contribuer au renforcement des institutions démocratiques et créer les conditions nécessaires à l’instauration d’un régime sans visa entre l’Arménie et l’Union européenne.
La gestion des migrations parmi les priorités
La ministre a également détaillé plusieurs axes prioritaires du plan d’action, notamment la gestion des migrations. Elle a indiqué que l’une des principales mesures dans ce domaine serait la mise en place d’un nouveau système biométrique dans le cadre d’un partenariat public-privé, dont le lancement est prévu le 1er novembre.
La gestion intégrée des frontières constitue un autre volet important des réformes. Arpine Sargsyan a indiqué que l’Arménie entendait mettre en place un système intégré permettant de passer à un nouveau modèle de sécurité aux frontières.
Une stratégie de gestion intégrée des frontières est actuellement en cours d’élaboration. Selon la ministre, elle devrait être soumise à l’approbation du gouvernement arménien d’ici à la fin de l’année.