Quelques détails concernant le projet TRIPP

Տարածաշրջան
14.01.2026

A la suite de la rencontre à Washington du ministre arménien des Affaires étrangères Ararat Mirzoyan, et le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, le ministère arménien des Affaires étrangères a publié un document-cadre décrivant la mise en œuvre du TRIPP (Trump Pathway for International Peace and Prosperity). 

 

L'Arménie et les États-Unis ont convenu de créer une société commune, TRIPP Development, pour mettre en œuvre le projet. Cette société gérera et détiendra les droits de développement de la route pendant 49 ans. Ce document marque la dernière étape de la mise en œuvre des engagements pris par les États-Unis le 8 août 2025 en faveur de la paix dans le Caucase du Sud, a précisé le département d'État. À l'époque, l'Arménie et l'Azerbaïdjan avaient conclu un accord de paix en coopération avec les États-Unis.

Le TRIPP est perçu comme une initiative majeure en matière d'infrastructures visant à développer la connectivité multimodale en Arménie. Ce projet vise à devenir un maillon essentiel de la route commerciale transcaspienne qui reliera l'Asie centrale, la région du Caucase et l'Europe. Son objectif ultime est de renforcer la sécurité régionale, de promouvoir le développement économique de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan, mais aussi d'accroître les opportunités commerciales et logistiques.

Ce projet sera développé dans le cadre de certaines routes de transit sur le territoire arménien, qui aura la pleine souveraineté sur tous les territoires concernés, conformément à la feuille de route. TRIPP Development assurera le développement et la mise en place de l'infrastructure TRIPP. Les compétences législatives, judiciaires et réglementaires, la sécurité nationale, les douanes et le contrôle des frontières, ainsi que la perception des impôts et des droits de douane demeurent la responsabilité exclusive de l'État arménien. Le ministre des Affaires étrangères a précisé que les douaniers et les forces de l'ordre arméniennes seraient physiquement présents le long de tous les axes de transit, et que les décisions finales en matière de sécurité, de migration et de contrôle douanier seraient prises exclusivement par les instances étatiques arméniennes.

Il est prévu que la société gère le projet et détienne les droits de développement de la ligne pendant 49 ans supplémentaires. La plupart des actions (74 %) seront détenues par les États-Unis, 26 % par l'Arménie, et la part d'Erevan pourra ensuite passer à 49 %, selon le document.